Atelier 56b 56 rue du rempart Tours

Paul Verdier

C.V

2012 Deuxième Prix des Talents de l’Histoire, Archives départementale de la Somme
2011 Master 2 de conservation-restauration des œuvres sculptées, École supérieure des beaux-arts de Tours (diplôme obtenu avec les félicitations du jury).
2009 DNAP en conservation-restauration des œuvres sculptées, École Supérieure des Beaux-Arts de Tours
2005 Société d’Encouragement aux Métiers d’Arts, S.E.M.A : Formation d’une année au sein d’un atelier de restauration de mobilier et de sculptures A.R.B.C.
2004 École supérieure d’ébénisterie d’Avignon- Sculpture ornementale – Dorure sur bois
2003 C.A.P. Encadrement

 

L’atelier de restauratrion et de conservation et ses savoir-faire

L’atelier de restauration réunit trois conservateurs-restaurateurs du patrimoine, diplômés et habilités à travailler pour les Musées de France et Monuments Historiques. Les restaurateurs travaillent seuls ou en équipe, selon les spécialités de chacun et la diversité des chantiers de restauration.
L’atelier est entièrement équipé pour les opérations de conservation-restauration : humidité relative contrôlée, sécurisation du site, matériel de manutentions lourdes. Il est organisé de manière à recevoir une grande pluralité d’œuvres d’art aux matériaux divers.

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Méthodologie

Observation et étude préalable à la restauration

L’étude d’une sculpture et de son environnement permet, à la faveur des connaissances historiques, d’appréhender les étapes allant de sa création à son aspect présent.
Sur l’appuie des observations et des documents retraçant l’histoire d’un objet (dossier d’œuvre), l’étude éclaire par une description, les caractéristiques techniques liées à la réalisation originale d’une sculpture.
Elle permet de dissocier ce qui a été apporté à l’œuvre de ce qui la constituait à son origine.
Il est possible ainsi d’inscrire certaines modifications ou restaurations antérieures, dans une chronologie selon les connaissances disponibles sur les pérégrinations de l’œuvre.
L’étude nécessite parfois une observation approfondie par le biais de l’imagerie (radiographie rayon x, scanner, microscope…) et la caractérisation de la nature des matériaux (analyse en laboratoire).

Contact

06 89 65 02 85

verdier.restau.sculptures@gmail.com

Méthodologie Paul Verdier Valmy 1792, Jules Desbois, 1926, modèle. Plâtre Relevé des plans d’assemblages du relief. Valmy 1792, Jules Desbois, 1926, modèle. Plâtre Relevé des plans d’assemblages du relief.

Étude stratigraphique d’une polychromie

Cette étude se réalise à l’aide de loupes ou de lunettes binoculaire. L’observation de la stratigraphie des couches polychromées d’une sculpture participe à connaître les différents aspects qu’a connue un objet selon les époques. Cette observation se complète parfois par le prélèvement et l’analyse de pigments et de liants. Cette analyse peut conduire, sur l’appuie d’une base de donnée concernant l’histoire des technique de polychromie, à la datation de certains repeints ou d’une polychromie originale.
Parallèlement, la réalisation de sondages en divers endroits permet d’établir l’état de conservation des différents repeints. Ces sondages complètent l’étude stratigraphique. Dans le cadre de la restauration d’une sculpture polychromée, l’intervention de dégagement d’une polychromie ancienne s’appuie et est justifiée, entre autre, par cette étude.

Méthodologie Paul Verdier

Constat d’état

Le constat d’état présente dans le détail l’état de conservation d’une sculpture. Chacune des altérations est nommée précisément, selon sa nature et localisée par un document de type photo ou schéma. L’organisation d’un constat d’état présente généralement : les altérations d’ordre structurelles, celles concernant sa surface (polychromie, badigeons…) et les interactions éventuelles. Le constat d’état est complété généralement par une étude des facteurs d’altérations dont l’objectif est de décrire les processus de dégradation constatés.
Les altérations peuvent être liées à la mise en œuvre même d’une sculpture, au vieillissement et à l’usure naturelle de ses matériaux, aux conditions environnementales de conservation (altérations d’origine biologique : insectes xylophage, kératophage, fongique ; climatique : variation de l’humidité relative et de la température ; humaine : vandalisme, chute etc…).

Extrait d’un devis d’étude, chapitre Altérations :

Les altérations les plus dommageables sont dues à la propagation des fissures de dessiccation. Certaines sont débouchantes et risquent d’entraîner, par clivage, la perte de certaines parties sculptées aujourd’hui mobiles (fig. 9, 10 et 11). Les relevés de l’humidité constitutive effectués sur les sculptures révèlent un taux de 8 à 10%, ces valeurs confirment la faible teneur du bois en eau de constitution.
Les interventions antérieurs de comblement des fissures ne sont plus effectives, inappropriées, les matériaux employés n’ont pas accompagné les variations dimensionnelles du bois (réticulation des résines en vieillissant et ≠ des coefficients de dilatation bois/résine).
– Le personnage masculin : réseau de fissures non débouchantes parcourant le corps de haut en bas. Présence de fissures débouchantes au niveau du visage et du drapé en sailli (fig. 7 et 9).
– Saint-Martin : décohésion d’une partie de la terrasse au niveau de la chausse gauche (fig. 10). Au revers, des trous d’envols témoignent d’une attaque du bois par les insectes xylophages. L’encrassement des trous d’envols semble indiquer que cette attaque est ancienne.
– Le personnage féminin : réseau de fissures non débouchantes parcourant le corps de haut en bas, multiples au ni- veau du visage. Présence de fissures débouchantes entraînant la mobilité du drapé en sailli (fig. 11).
Les assemblages ont été éprouvés, malgré la présence d’ouverture de joints il n’a pas été constaté de mobilité à ce niveau.

Propositions de traitements et interventions

Les choix de traitements de conservation sont déterminés de façon unique ; ils sont justifiés pour un cas précis, entre autre, par la réalisation d’une étude préalable et la connaissance de la nature des altérations.
Les choix de traitements de restauration sont établis en concertation avec le conservateur responsable. Le principe d’intervention minimale, la sécurité de l’œuvre et du public prévaut. Les propositions d’interventions et leurs applications sont en accord avec la théorie de la restauration de Cesare Brandi et les critères de déontologie définis par la charte d’Athènes.
La nature paraffinique des matériaux employés vis à vis de ceux constituant l’œuvre garantit l’innocuité des interventions et leurs réversibilité.

Stabilisation des altérations d’ordre structurelles

L’évaluation des contraintes physiques qui s’exercent sur un matériau altéré peut conduire à entreprendre sa consolidation. L’usage des résines consolidantes de synthèse est préféré pour leur stabilité. La diversité des propriétés physiques et chimiques de ces résines et adhésifs de consolidation permet d’adapter le traitement à la nature du matériau à consolider selon l’altération qui l’affecte. Selon les problématiques rencontrées, la stabilité d’une sculpture ou d’un ensemble sculpté peut être rétablie par le collage de fragments, la consolidation des assemblages, l’application de renforts (doublages de fibre de verre, goujonnage…), l’élaboration d’une structure de soutien, la reprise des scellements muraux, l’élaboration de socles etc… L’inertie des matériaux apportés participe à garantir leur innocuité vis à vis des objets.

Méthodologie Paul Verdier

Désinsectisation

La désinsectisation par anoxie reste une solution privilégiée. Le traitement d’objets en bois ou en matière kératineuse dont le volume est élevé (≥ 0,5 m3) est sous-traité par une entreprise spécialisée, possédant une enceinte permettant un traitement dynamique.
Pour les objets de dimensions réduites : le traitement par anoxie statique consiste à supprimer l’oxygène dans une enceinte imperméable thermosoudée contenant la sculpture. Le temps de traitement diffère selon la nature du bois et sa capacité de désorption de l’oxygène ( Lorsque le taux d’O2 est descendu à moins de 0,1 % le temps d’anoxie dure trois semaines). Durant le traitement, le climat intérieur est contrôlé à l’aide d’une sonde et le taux d’oxygène dans l’enceinte est contrôlé à l’issue du traitement (indicateurs colorés, oxymètre).
C’est une méthode inoffensive pour l’œuvre et uniquement curative.

Méthodologie Paul Verdier Désinsectisation par anoxie statique Désinsectisation par anoxie statique

Stabilisation des altérations de la surface

La nature d’une polychromie et le type d’altération qui l’affecte conditionnent diverses méthodes de traitement de conservation : le fixage à la cire (généralement utilisé suite à de fortes variations dimensionnelles du bois ayant provoqué la désolidarisation de la polychromie). Le fixage effectué par le biais d’un adhésifs filmogène lorsqu’il s’agit de soulèvements réduit, de pulvérulences d’une peinture mate ou d’un réseau de craquelures. D’autres techniques de re-fixage sont employées (ramollissement des couches picturales, utilisation de la gélatine etc…).

Méthodologie Paul Verdier Méthodologie Paul Verdier

Intervention de restauration

Nettoyage : la nature de la surface à nettoyer conditionne la méthode à employer. Les méthodes mécaniques, ou chimiques parmi un large spectre de solvants et de tensio-actifs, sont connues et testées préalablement afin de palier au risques d’interactions avec les matériaux de l’œuvre. Le nettoyage est une intervention irréversible et nécessite généralement d’intervenir de façon modérée afin de conserver l’assombrissement ou la patine de l’objet traité.
Restitutions et réintégrations : en déterminant avec le conservateur la nécessité ou non de réintégrer certaines lacunes ou manques de matière, de conserver l’objet fragmentaire, lacunaire, ou de rétablir son unité. Les restitutions induisent une documentation ou une connaissance de l’aspect antérieur d’une œuvre. La réintégration de volumes, de comblement de lacunes, sont retouchées de façon illusionnistes ou discernables selon le degré d’intervention établi en amont (la localisation de ces interventions figure dans le dossier de restauration). La connaissance des propriétés des matériaux utilisés en restitution permettent de garantir, entre autre, leur bon vieillissement.

Méthodologie Paul Verdier Méthodologie Paul Verdier

Rédaction d’un dossier de restauration

Comprenant le détail des observations et des opérations de restauration, les mesures de conservation préventive à mettre en place et les recommandations quant à l’exposition et à la manipulation des œuvres.

Autour de la conservation/restauration

Maîtrise des techniques de moulage, de copies à l’identique et de sculpture.